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Aux portes de Lunéville, demeure absolument intacte avec tout ce que représente une époque révolue : le château et la propriété d'Adoménil.
C'est vers l'an 1000, que Folmar II fonda l'Abbaye de Saint Rémy à Lunéville.
Il y installe des moines qui furent remplacés vers 1034 sur les ordres des fils du fondateur par des religieuses, auxquelles il donne le village d'Adomenil. Les moniales de l'Abbaye de Saint Rémy cèdent à leur tour la place en 1135 aux chanoines réguliers de Saint Augustin.
En 1140, on retrouve la mention du village d'Adomenil dans les bulles du Pape Innocent II, puis du Pape Célestin II où le Saint Siège recommande dans cette dernière "Audemmanile" aux chanoines de Lunéville.
En 1515, un accord de séparation de Lunéville et Adoménil est signé par le Duc Antoine, fils de René II, Duc de Lorraine.
Cette séparation prélude à l'émancipation d'Adoménil et annonce la création du château. C'est donc l'indépendance d'Adoménil. Le 26 août 1605, Jean des Fours, Seigneur de Mont, obtint du Duc Charles III le droit d'ériger en fief la maison, où il faisait sa résidence de lieu "Hadoménil" avec droit de tenir troupeau à part et de construire colombier.
En 1598, Diane Le Nerf habite avec son père Jean le Nerf à Adoménil. Elle deviendra l'épouse du célèbre peintre lunévillois Georges de La Tour en juillet 1617.
Le 20 décembre 1617, Mathieu de la Haye, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Duc de Lorraine, fait d'importantes acquisitions et entreprend la création du château.
A partir de 1634, les troupes de Louis XIII et de Richelieu occupent la plupart des villes Charles IV souhaite que l'on détruise les communes proches de Lunéville dont Adoménil, afin que les français n'y trouvent refuge : le village d'Adoménil disparaît, il ne reste plus que la ferme et le château.
En 1664, Perdinand Hennequin de Gellenoncourt fit ses reprises pour la seigneurie de Frenel, les fiefs d'Adoménil et de Rehainviller.
En 1697, Monsieur de Serre, Abbé de Lunéville engagea au profit de M. et Mme de Gellenoncourt, une somme de 2500 livres Tournois moyennant laquelle, ces derniers s’obligèrent à payer une rente annuelle de 125 livres, à un prêtre, que l’évêque de Toul et ses successeurs enverraient à Adoménil pour y célébrer la messe et le service divin.
Originaire de Frenel-la-Petite, dans les Vosges, les Hennequin de Gellenoncourt, furent distingués en 1718 par le titre de Comte de Curel, seigneur d’Adoménil.
Le Comte Nicolas Francis de Curel occupa la fonction de Grand Louvetier de Lorraine, à la cour du Duc Léopold 1er. - La chapelle du château était sous l’invocation de la nativité de Notre Dame dont la célébration se perpétue encore de nos jours, le 8 septembre. - Sur la route d’Adoménil, la source Sainte-Anne où un jeune orphelin, Valentin Jammeray-Duval, illettré au départ, devint par son intelligence et sa volonté, un grand astronome, professeur d’histoire ancienne, fondateur du cabinet de médailles à Vienne, bibliothécaire de l’empereur d’Autriche François II. Il sera le bienfaiteur des ermites de Sainte-Anne et consacra ses propres deniers à l‘amélioration des Vergers de Lorraine. L’ermitage fut entièrement détruit lors des durs combats de 1914.
Le 20 août 1826, le conseil municipal de Rehainviller délibère et décide de réunir les hameaux d’Adoménil et de Rehainviller.
En 1888, le nouveau maître du Château d’Adoménil, Monsieur Emile Guérin, propriétaire des faïenceries de Lunéville, restaure la chapelle et le château pour en faire la résidence familiale et le lieu privilégié d’accueil de ses hôtes de marque. La famille Guérin restitue toute sa majesté au domaine forestier et revalorise le domaine viticole : - vingt hectares de terre sont consacrés à la culture de la vigne, - le cellier loge 12 cuves en chêne de 70 hectolitres ainsi qu’un pressoir, toujours présents, - une magnifique cave voûtée abrite les tonneaux de vieillissement en attente de restauration.
L’épidémie de Phylloxéra détruisit le vignoble lorrain et condamna l’exploitation viticole à un arrêt brutal en 1908.
La famille Guérin, puis un des gendres, M. le Baron de Ravinel et ses enfants, conservèrent cette propriété jusqu’en 1978, pour la céder ensuite à M. Michel Million.
La famille Million avait l’ambition de continuer à progresser et souhaitait offrir un cadre harmonieux et confortable. Elle décida d’acquérir cette superbe demeure et de la remanier pour mieux satisfaire ses hôtes. Le restaurant fût créé dès le début, complété quelques années plus tard par quelques jolies chambres et appartements.
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